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mercredi 10 février 2010

Astrologie druidique : Le mois du Sorbier (21 janvier/25 février)

par Oscar de Jarjayes


Sorbier est un arbre exubérant!
A son inflorescence immaculée succède une fructification écarlate et gourmande qui attire les oiseaux au début de l’été.
Le Sorbier devient alors l’arbre qui chante. Placé alentour de la dernière Lune de l’hiver, le sorbier représente l’enfant qui s’éveille et commence à gazouiller.
Arbre gracile de la famille des rosacées, et proche des sensitives, il perçoit la moindre perturbation atmosphérique, le moindre souffle de vent. Cet état d’éveil permanent lui vaut d’être associé à l’émotion, la sensibilité, la fragilité

Les natifs de cette période pré-florale, alors que la neige commence à fondre et que la vie reprend son cours timidement, sont réputés être candides, rêveurs, artistes.
Souvent impudiques et maladroits, ils ont le culte de la jeunesse et de la beauté.
Surtout, ils portent en eux l’espoir d’un printemps éternel à venir.



Les natifs du Sorbier (21 Janvier/25 Février) ont un contact privilégié avec la nature et les enfants. Jamais vraiment adultes, toujours un peu modestes, et très généreux, ils seront entourés leur vie durant par une foule de personnes en admiration devant tant d’enthousiasme et de créativité. Toutefois, la chance, la richesse calculée et la force ne sont pas toujours du côté des Sorbiers fragiles et esthètes. Arbre hermaphrodite, le Sorbier porte en lui l’essence des deux sexes, garçon et fille, il est d’une androgynie assumée.

Un peu de phyto-biologie
Après ses fleurs en grappes blanches en mai, le Sorbier exhibe impudiquement ses fruits rouges en grappes abondantes. Ceux-ci contiennent de l’acide parasorbinique, de saveur âpre et amère, qui peut provoquer des vomissements et des éruptions cutanées qui ressemblent à celles de la scarlatine. Les oiseaux frugivores en sont pourtant friands.
Utilisations : les oiseleurs attrapaient, au filet, les grives attirées par les baies rouges. L’aubier rougeâtre est apprécié pour la sculpture. Son bois dur était utilisé pour fabriquer des rabots. Ses baies sont comestibles en « sorbet » et liqueur. La confiture est un antidiarréhique. Ses feuilles constituent un bon fourrage.


Légendes et traditions
Pour les Celtes et les Germains, le sorbier est un arbre sacré qui protège le bétail contre la foudre. Les Écossais lui attribuaient le pouvoir de chasser les mauvais esprits près des maisons. Dans la tradition campagnarde, le sorbier, comme le sureau, porte bonheur aux amoureux.
La biche est associée au Sorbier et à l’avènement du printemps.
La belle Dahut, princesse d’Ys (voir article par ailleurs) se métamorphosait en biche les nuits de pleine lune.


Pure et vierge, elle représente la Connaissance et la symbiose avec les forces naturelles.
Encore infertile, c’est une fillette à la silhouette gracile qui évolue pieds-nus sur les chemins encore enneigés, qui porte en elle le Savoir des nuits et des jours qui rallongent, qui a l’impatience et la vitalité de l’enfance, tout comme le sorbier dont les druides faisaient des amulettes et des baguettes divinatoires.

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