jeudi 22 avril 2010

Astrologie druidique : Le mois du Saule (15 Avril/13 Mai)

Par Oscar de Jarjayes 


Amis des ruisseaux et des lacs,
Le saule n'est pas toujours pleureur, et si d'ailleurs il se donne des allures alanguies, c'est pour mieux capturer sous sa frêle apparence les rêves du gentilhomme qui recherche son ombrage.
Car le saule, lié à l'eau jusque dans les racines, est l'arbre de la féminité gracieuse, intuitive et parfois intrigante!
De tous temps, l'eau, le liquide amniotique a été le symbole de la vie primordiale.
Les natifs du saule sont souvent androgynes et, qu'ils assument ou pas leur part de féminité, ils ne peuvent dissimuler toute une vie leur affection pour l'art, l'éducation et la beauté de l'univers.
Rêveurs, poètes, ils fonctionnent à l'affectif et sont toujours de bons parents.
Mais la contrepartie réside dans leur faiblesse à vouloir parfois tout contrôler et leur curiosité est notoire.
Il n'est pas toujours bon d'avoir un voisin saule car vos faits et gestes seront observés et romancés!
Néanmoins comment résister au charme et à la grâce fragile de ces individus sensibles et romantiques, toujours entourés de fées  et de jeunesse?
Les sens toujours en éveil, les saules sont soucieux de l'éducation  de leurs enfants et font souvent des enseignants consciencieux, aptes à initier à  l'art poétique, à la musique et à tout ce que le monde peut proposer d'esthétique.
Mais saule peut aussi devenir sensuel et embrasser dans son cœur végétal une âme en détresse qui y trouvera le réconfort, voire le désir et la sexualité magnétique des Dryades.
Il faut savoir se méfier de l'eau qui paraît dormir!


En botanique

Du latin "salix", d'origine indo-européenne ; l'ancien nom français "saus", a donné Saulx, Sauzon, saussaie.
Sont européens :
  • l'Osier blanc (ou saule des vanniers)
  • le Saule blanc, Salix alba, ainsi nommé parce que le dessous des feuilles est blanc ( et bien visible quand il y a du vent)
  • le Saule marsault, salix caprea.
  • le Saule pleureur, salix babylonica, cher à Alfred de Musset, est originaire de Chine (à droite, dans la diapositive). Il a été introduit en Europe en 1692. Le nom latin du saule pleureur, babylonica, lui a été donné par Linne d'après la légende selon laquelle il aurait abrité les pleurs des Juifs captifs à Babylone.
Pour le petite histoire, Alfred de Musset demanda qu'on planta un Saule près de sa tombe, au cimetière du Père Lachaise (Paris), mais le sol, une argile verte compacte, interdit la croissance des racines. L'arbre que vous verrez est chétif, et ses feuilles recroquevillées, il faut le changer tous les 4 ans.
Il existe un Saule noir, d'origine américaine au port étalé, au tronc noirâtre, atteignant 12 m.



Habitat


Les saules aiment la lumière et l’eau. Ils rejettent de souche et il suffit de rabattre les branches en cépée.
Le saule pleureur a besoin de beaucoup d’humidité. C’est un arbre qui pousse bien près des cours d’eau, mares ou étangs.
Les Saules ont un feuillage caduc. Les feuilles sont entières, disposées en spirale sur les branches (alternes).
Dès le printemps, apparaissent les chatons jaunes sur certains sujets, chatons vert bronze sur d’autres. 


Le saule a l’attirail d’un « anémophile » (arbre pollinisé grâce au vent), mais il s’équipe simultanément comme un entomophile (pollinisé par les insectes). Sa fleur, minuscule, a 2 à 3 étamines. Les chatons femelles libèrent les graines cotonneuses en juin-juillet. 
Le saule est très intéressant pour contribuer à la stabilisation des sols érodés et la protection des berges; la création de murs végétaux anti-bruit, la réduction de la pollution aérienne et de la pollution souterraine (décontamination des sols); 
Sa qualité esthétique certaine en aménagement paysager et la fabrication d’objets de vannerie le font associer à la féminité. 

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