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vendredi 14 mai 2010

Astrologie druidique : Le mois de l'Aubépine (13 mai/18 juin)


par Oscar de Jarjayes


Lorsque le promeneur égaré sent l’Aubépine lui griffer les chevilles et les mollets, c’est que toute trace de sentier a disparu.

Rappelant avec grâce que l’on ne doit pas quitter le droit chemin, l’Aubépine est une excellente conseillère.

Ainsi sont les natifs de son signe: pédagogues, affectueux mais parfois aussi colériques!


On disait jadis, dans l’ancienne Celtie, qu’une vierge qui saurait passer nue sous un arc d’aubépine sans se faire égratigner pourrait trouver un mari dans l’année.

De nos jours, si l’on ne trouve plus guère d’agences matrimoniales, c’est souvent au sein de l’Education Nationale qu’aiment à s’épanouir les Aubépines !

Cependant, tout travail avec un contact humain fort leur sierra, et elles ne reculeront pas devant les responsabilités.
En famille, leur caractère lunatique peut passer par des phases explosives, mais cela témoigne d’un affectif à fleur de peau.

Leur position dans le calendrier, en fin de printemps, les fait ressembler à d’éternels adolescents, avec lesquels elles s’entendent fort bien.

Enfin, leur très grande adaptabilité et leur sens de l’esthétique les rendent séductrices, voire magnétiques, mais attention à ne pas sombrer dans un nombrilisme excessif!

En botanique

• L’Aubépine est un excellent arbre de haie et en tant que tel est répandue dans toute la France. On la reconnaît aisément à sa belle forme buissonnante et à ses épines qui peuvent atteindre 1,5 cm de long. Ses feuilles caduques, alternes, sont découpées en trois lobes dentés. Elles sont de couleur vert foncé et brillantes sur le dessus, vert-bleu sur le dessous. Les corymbes de ± 16 fleurs blanches ou roses, dressés, s’épanouissent en mai et juin et dégagent une agréable odeur. Ses petits fruits rouges (nommés «cenelles» ou ‘poires à Bon Dieu», parfois même « Gatte-culs » sont ovoïdes, de ± 12 mm de long, et mûrissent en septembre et contiennent 2, parfois 3, noyaux contenant chacun une graine. La multiplication se fait par semis mais les graines sont longues à germer.

Habitat

• L’Aubépine s’adapte à tous les sols, même si elle préfère les sols limoneux, riches et calcaires. Elle est très utilisé pour les haies car elle supporte très bien la taille. Elle résiste au froid, à la sécheresse, au vent. On la rencontre dans toute l’Europe sauf en altitude.

Utilisation

• Elle est un des piliers de nos haies de campagne. Ses nombreuses ramifications la rendent utile à la protection des oiseaux.
• C’est un excellent porte-greffe.
• Son bois rose chair est très dur et lourd. Il est employé pour le tournage.
• L’Aubépine est sensible à l’oïdium et subit les attaques des pucerons.


Phytothérapie

• Propriétés : antispasmodique, astringent, diurétique, fébrifuge, hypotensif, sédatif, tonicardiaque…
• Constituants : amines, histamine, manganèse (fleurs), tanin, vitamine C…
• Pour récolter les pétales d’Aubépine, tendez un drap sous l’arbre et secouez-le. Avec délicatesse bien sûr! 
• L’infusion de pétales (une cuillère à café pour 1 tasse d’eau bouillante, 3 fois par jour) permet de rétablir l’équilibre du système nerveux (insomnie, angoisse, vertiges…)
• L’infusion est également utilisée pour lutter contre l’angine. A prendre dès les premiers symptômes.
• Les fruits seront récoltés début octobre et séchés au soleil.
• La décoction de fruits (± 25 g. de fruits séchés et concassés, pour 1 l. d’eau) est conseillée pour lutter contre la dysenterie et les calculs.

Anecdotes

• C’est dans le bois d’Aupépine qu’autrefois était taillés les billots sur lesquels on tranchait la tête des suppliciés.
• La «couronne» du Christ aurait été tressée avec l’Aubépine.
• Le «buisson ardent» de Moïse aurait été d’Aubépine (Crataegus pyracantha)
• Il existe une Aubépine âgé de 1.700 ans à St. Mars-sur-la-Futaie, département de la Mayenne.

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