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samedi 19 juin 2010

Astrologie druidique: Le mois du Chêne (10 juin/8 juillet)


par Oscar de Jarjayes

Arbre patriarcal absolu, le chêne est de tous les symboles.

Force, puissance, justice et liberté, il évoque tout ce que le soleil au zénith porte en lui, car c’est bien le chêne, Quercus, qui a l’honneur de célébrer le solstice du 21 Juin.

Alors que les feux de Lugnasad embrasent le monde Celtique, dévoilant la nudité impudique de toutes choses, le chêne veille sur le Petit Peuple qui s’affaire imprudemment à festoyer sans prévoir les lendemains.

La lumière à son apogée constitue en effet le premier deuil de l’année Celtique: dès la fin des célébrations, au 22 Juin, les ombres vont commencer à gagner sur le jour, annonçant avec elles un long déclin vers l’hiver.


Ainsi sont les natifs du chêne: imposants, constants et prévoyants. A leurs proches, ils paraissent immuables et sûrs d’eux, à la limite parfois de l'orgueil.
Ils sont souvent économes et souscrivent volontiers à de nombreuses assurances en tous genres; leur objectif est de se projeter dans une vaste famille et un travail reconnu et rémunérateur.
Ils frisent parfois l’avarice et aiment être admirés.
On peut toujours compter sur eux, car ils sont très affectueux, mais leur immobilisme, voire leur inertie, leur interdit toute prise de risque ou changement d’attitude, rendant parfois monotone leur compagnie.
Il n’est pas surprenant que Jean de la Fontaine ait choisi le chêne en opposition du roseau pour développer la fable symétrique de l’adaptabilité et de l’immobilisme.
Avec leur corollaire, la Bruyère, dont les fibres ligneuses servent à balayer les ombres des maisons et à éclairer la nuit les chemins célestes des sorcières, le chêne partage la capacité à illuminer le monde.



Le chêne est un arbre charismatique ! On le plante à l’âge de raison pour ses petits enfants et ses arrières petits enfants. La patience est son credo et la sécheresse son pire ennemi ! Car en effet, le chêne vit autant par ses racines que par ses surfaces visibles. Pour qu’il prenne bien en terre et atteigne plus de 20 mètres de haut, il doit faire l’objet d’une grande attention au démarrage.

Le chêne est en effet un arbre fragile pendant ses premières années de vie. Il a besoin de beaucoup d’eau et d’un environnement boisé pour se protéger des excès du soleil qu’il porte déjà en lui. Pour le planter, il est donc recommandé de choisir un emplacement stratégique à l’abri d’une haie ou d’un bosquet qui le protégera du vent. Mieux vaut également opter pour une situation en bas de pente, là où il aura toutes les chances de capter le maximum d’eau indispensable pour sa croissance.

La plantation d’un chêne se fait généralement en automne afin que ses racines s’installent en toute tranquillité avant le renouveau du printemps. Si le terrain est trop gorgé d’eau en hiver, vous pouvez attendre le mois de mars pour le mettre en terre. Les racines doivent rester dans tous les cas le moins longtemps possible à l’air pour éviter le dessèchement.

On compte plus de 550 espèces de chênes. Certains deviendront des arbres, d’autres resteront des arbrisseaux. Quand certains présenteront des feuilles caduques d’autres au contraire présenteront des feuilles persistantes : arbres, arbustes ou arbrisseaux, à feuilles caduques ou persistantes l’hiver. Une telle diversité d’espèces explique pourquoi le chêne est universel : on le trouve aussi bien en Europe qu’en Asie et en Amérique.

Les chênes couvrent 40% des forêts françaises et il est l’arbre le plus commun au monde.


Il est l’emblème de la Patrie Française depuis que la Révolution de 1789 a ramené un peu de paganisme dans les symboles nationaux. Le chêne est très utilisé dans la tonnellerie pour la conservation des grands vins.

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