par Oscar de Jarjayes
Messeigneurs,
j’éprouve une vive admiration pour les gens qui œuvrent pour la cause ludique, dans l’ombre et l’anonymat.
Traducteurs, animateurs, tous se donnent sans compter et facilitent l’accès aux perles venues d’ailleurs.
Quand en outre ce sont des gens de ma génération, qui ont connu les heures glorieuses des jeux Descartes et International Team, le commodore Amiga et Jeux et Stratégie, ils arrivent à me tirer une larme de fascination et de nostalgie.
j’éprouve une vive admiration pour les gens qui œuvrent pour la cause ludique, dans l’ombre et l’anonymat.
Traducteurs, animateurs, tous se donnent sans compter et facilitent l’accès aux perles venues d’ailleurs.
Quand en outre ce sont des gens de ma génération, qui ont connu les heures glorieuses des jeux Descartes et International Team, le commodore Amiga et Jeux et Stratégie, ils arrivent à me tirer une larme de fascination et de nostalgie.
C'est le cas de M. Thierry Lefranc,
joueur, illusionniste et troubadour du merveilleux, seul homme connu qui ait une ludothèque plus fournie (mais moins bien rangée) que la mienne à Jarjayes!
Découverte...
* Bonjour Messire Lefranc. Pouvez-vous vous présenter à nos amis de Jarjayes?
Bonjour à toutes et à tous.
J’habite actuellement en Bourgogne, je suis divorcé et je vis avec mes deux merveilleux enfants : Nicolas (14 ans) et Isabelle (12 ans).
J’ai toujours joué grâce à ma maman et avec ma sœur et mes quatre frères. Plus tard, je me suis intéressé aux wargames (en commençant avec Kroll & Prumni un jeu de la société International Team où nous avons joué environ 7 heures ; pas mal pour un début !). Ensuite, on me parle d’un jeu « sans gagnants, ni perdants » ; le jeu s’appelle « Dungeons and dragons ». J’achète alors la première boite de base que je traduis intégralement, règles et scénario. Je jouerai alors pendant des années à ce jeu. Puis j’achète beaucoup de jeux américains et, bien plus tard les fameux jeux allemands.
J’ai travaillé successivement chez « Jeux Descartes » rue des écoles à Paris (Où je voyais Croc amener des exemplaires de « Bitume » avec sa voiture façon Mad max) puis chez « Game’s » toujours à Paris au Forum des halles ; c’est à cette époque j’ai pu rencontrer Marc Nunés, Philippe Des Pallières et Didier Jacobé entre autres.
Je suis venu finalement habiter à Bligny sur Ouche, à 20 Km de Beaune, avec mes enfants au décès de ma maman et j’ai ouvert un magasin de jeux avec le même nom que mon premier site : « Des jeux et des joueurs ». Faute de rentabilité, j’ai dû cesser son activité au bout de deux années.
* Joueur, magicien, illusionniste, vos loisirs semblent liés au merveilleux et à l’imaginaire?…
Jouer est bien un loisir mais magicien, c’est ma profession. J’ai découvert cet univers à 14 ans et je n’ai pas cessé depuis. Je fais des spectacles, j’invente de nouveaux tours (ce que j’ai fait très vite, au bout de 6 mois de pratique environ) et je donne des cours. Il est cependant exact que ces deux univers sont assez proches. En fait, je ne faisais que de la magie lorsque j’ai rencontré la femme qui allait devenir mon épouse. Devant l’incertitude de ce métier elle a souhaité que je devienne salarié. Et c’est ainsi que j’ai commencé à travailler chez « Jeux Descartes ». Quitte à prendre un travail autant que ce soit dans un domaine qui me plaît ! Et j’ai toujours continué de cette façon. Je dis toujours : « J’ai un métier et un travail ». Mon métier atoujours été la magie et j’ai eu de multiples emplois.
* Parlez-nous de votre site « 3 Minutes pour un jeu », quels sont ses objectifs et sa philosophie? (note: cliquez sur la bannière en haut d’article pour accéder à son site)
Très simplement, ayant toujours aimé faire des films, j’ai rejoint deux domaines que j’aime. Avant de rencontrer la magie, je voulais être réalisateur de cinéma. À partir de l’âge de huit ans, j’ai réclamé une caméra. À 10 ans, j’ai réalisé un dessin animé en papier découpé. Puis est venu le super 8 et, plus tard, le top du top : le super 8 sonore ! Je montais mes films avec une visionneuse, colle et ciseau. Alors aujourd’hui je trouve cela « magique » ce que l’on peut faire avec un ordinateur et des logiciels de montage et de retouche photo. Je prends beaucoup de plaisir à faire ces films et j’ai d’autres idées pour mon site. Et c’est plaisant de voir que cela plaît. Au point même d’être copié !
* Quels sont les auteurs ludiques qui vous ont marqué? Et de même pour les magiciens?
Un nom vient comme une évidence : Alex Randolph. Parce que c’est le premier nom d’auteur que j’ai connu. Puis j’ai de formidables souvenirs de parties de « Stupide vautour » avec ma grand-mère. Et tant de titres que j’aime : Twixt, Caramba !, Sagaland, Ricochet robots… Sinon, je m’attache plus aux jeux qu’à leurs auteurs. Je me suis rendu compte en revanche que j’apprécie beaucoup de jeux de Stefan Dorra : Marracash, Yucata, Medina, Land Unter…
Pour les magiciens, je vais te donner des noms mais cela ne te dira rien ! Tout d’abord Dai Vernon qui a influencé tous les magiciens; Fred Kaps un très grand, aussi bien en scène qu’en close-up ; Larry Jennings, Edward Marlo, Harry Lorayne, John Hamman…
* Un message à faire passer à nos lecteurs?
Je tiens à remercier toutes les personnes qui contribuent, d’une façon ou d’une autre à ce loisir. Et notamment ceux qui le font de manière bénévole. Je pense, entre autres à un joueur avec le pseudo BananeDC qui fait des traductions de jeux absolument magnifiques et je sais que c’est un sacré travail. Mais il y en a plein qui traduisent, qui font des comptes rendus de partie, des films, etc...
Et lorsque je croise quelqu’un qui pense que jouer signifie être attardé j’entends ces paroles de M Jacques Brel : « Finalement, finalement, il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte ».
* Merci Thierry, et considère-toi chez toi sous les voûtes du château de Jarjayes!
Merci à toi et bon vent à ton site.


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