par Oscar de Jarjayes
Amis de Jarjayes, attention!
vous qui êtes habitués à nos articles enthousiastes risquez d’être choqués aujourd’hui!
En effet, si 2011 a jusqu’alors été une année très riche en bonnes surprises ludiques, certains jeux m’ont procuré une déception à la hauteur de mes attentes.
Quand en outre, ces jeux sont souvent appréciés par la majeure partie de la communauté ludique, je me dis que mes goûts doivent être douteux, mais que ce n’est pas très grave, finalement, de les critiquer car ils ont souvent des notes correctes-voire bonnes- sur les sites spécialisés.
C’est donc sans l’ombre d’un remord que je me lance dans cet article sans concession!
Une voix discordante va soudain s’élever dans le ciel, devrai-je partir en exil loin de mes Terres?
Âmes sensibles et auteurs susceptibles, s’abstenir!
vous qui êtes habitués à nos articles enthousiastes risquez d’être choqués aujourd’hui!
En effet, si 2011 a jusqu’alors été une année très riche en bonnes surprises ludiques, certains jeux m’ont procuré une déception à la hauteur de mes attentes.
Quand en outre, ces jeux sont souvent appréciés par la majeure partie de la communauté ludique, je me dis que mes goûts doivent être douteux, mais que ce n’est pas très grave, finalement, de les critiquer car ils ont souvent des notes correctes-voire bonnes- sur les sites spécialisés.
C’est donc sans l’ombre d’un remord que je me lance dans cet article sans concession!
Une voix discordante va soudain s’élever dans le ciel, devrai-je partir en exil loin de mes Terres?
Âmes sensibles et auteurs susceptibles, s’abstenir!
Onirim
J’ai eu beau essayer, ressayer Onirim, je n’y ai trouvé aucun intérêt.
Là où l’on pense pouvoir gérer un peu sa main en économisant des clefs, des pièces, il n’y a que l’ignorance de l’arrangement des cartes dans la pile que l’on dévoile peu à peu, où tout est dessiné d’avance sans qu’on le sache.
Au final, il s’agit d’une réussite thématisée (pourtant, en futur prof de nidra, le thème me séduisait!), avec des cartes racées mais que je trouve hideuses.
Gameplay très faible, choix forcés, pseudo extensions qui rajoutent de la difficulté mais pas plus de contrôle, le vrai cauchemar pour moi fut de jouer à Onirim.
Une de mes rares- mais importante- déception de chez Z-Man.
7 Wonders
J'avais essayé le proto, un peu décevant de par sa très faible interactivité, mais tout ceci devait être peaufiné et retravaillé.
Pourtant, à l'acquisition de la version finale, les déceptions se sont accumulées: 1ère édition de Repros Prod au matériel indigne: intérieur de boîte défoncé, cartons des merveilles voilé ou plié, cartes mal découpées...
Plein de bonnes volonté, me disant que l'auteur n'y était pour rien, je me suis lancé sans crainte dans la découverte du jeu, et là... re-déception: une mécanique basée quasi uniquement sur le draft, où l'on se fout éperdument de ce que font les adversaires autres que nos voisins immédiats. D'autre part, le jeu des chaînages me semble illusoire dès 4 joueurs tant le hasard devient prégnant, et les cartes passant de mains en mains voyagent sans que l'ont ait aucun contrôle sur leur devenir.
Que dire de la façon de décompter les points de culture (cartes vertes: élever leur nombre au carré!! Mon Dieu!).
7 Wonders m'a beaucoup déçu, et ce n'est pas l'extension des leaders (qui rajoute... un draft...) qui le sauvera du pilori!
Eprouver de la sympathie pour un auteur et pour Dracula, envier le vampire pour ses nombreuses et sensuelles maîtresses, tout ça n'a pas suffi pour me faire penser que je jouerai un jour à Van Helsing.
Succédané de Fury of Dracula, le jeu pêche par une règle désastreuse à la traduction pitoyable.
Un plateau peu lisible représentant 3 niveaux d'un même manoir, un gameplay faiblard où l'on pioche un objet, et lance un dé pour voir si on va l'utiliser... Dracula doit récupérer ses maîtresses, les héros l'en empêcher, c'est à qui s'ennuie le plus, et à qui a le plus de bol aux dés.
Autant faire un 421!
De nombreux points obscurs sans FAQ parachèvent un bien triste tableau.
Yggdrasil
J'aime les jeux coopératifs et j'aime y faire jouer les enfants pour les enlever un peu de ce monde de compétitions et de comparaisons.
J'aime l'île interdite, je m'amuse à Castle Panic, j'adoooore Defenders of the Realm....
Et je n'aime pas Yggdrasil!
Dans ce jeu des Ludonautes (que j'apprécie, eux, pourtant), je trouve que les actions sont évidentes voire automatiques, on se bat pour enlever une menace... qui réapparaît immédiatement. Les pions avancent, puis reculent, puis avancent... On accumule des pions d'elfes ou de guerriers, on lance un dé avec succès pour faire reculer un ennemi qui, après lancer de dé, reviendra immédiatement là où il était.
Les batailles sont amères dans Yggdrasil...
La partie est longue, le plateau trop surchargé fatigue les yeux, tout ceci en devient criard.
Pierô ce coup ci a fait dans le too much, loin si loin de l'efficacité de ses illustrations de Ghost Stories!
Surtout, Yggdrasil n'a pas su éviter, dans ce segment coop surchargé maintenant, le plus gros des défauts: la domination de la partie par un joueur plus expérimenté.
Peu intéressant ni immersif (malgré un thème original) pour les adultes, trop lourd et alambiqué pour les enfants, quelle est la cible d'Yggdrasil?
J'ai sauté sur la publication de Biblios pour deux raisons: le jeu (anciennement nommé "Scripts and Scribes") faisait partie de la ludothèque idéale de B. Faidutti, et le thème irait à ravir avec nos Médiévales du Jeu.
Le thème parlons-en... Dans une mécanique de collections/majorités où l'on se borne à répartir des cartes entre joueurs, puis en un deuxième temps à procéder à quelques petites enchères, on aurait tout aussi bien pu acquérir des voitures de course ou des paninis sans que cela change quoi que ce soit, puisqu'au final, ce que l'on récolte ce sont des dés!
Point positif: j'aime les illustrations, mais beaucoup moins la puanteur des cartes qui, plusieurs mois après sentent toujours la colle et les encres. Biblios, un jeu toxique?
Tout ceci m'amène à détester encore davantage les jeux aux thèmes interchangeables et insignifiants, et à m'éloigner un peu plus des critères de la vénérable ludo de maître Faidutti (les entrées récentes - à l'exception de Conquest of Nerath - m'ont laissé de marbre: Foutrak, Jurassik... bof bof bof)!





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