par Oscar de Jarjayes
c’est avec joie que j’ouvre aujourd’hui une nouvelle rubrique dans le blog d’Oscar.
Achevant bientôt ma formation au professorat du yoga nidra, je vous invite à (re)découvrir des techniques et exercices dont les bienfaits sont multiples, tant dans les dimensions personnelle que sociale.
Surtout, j’ambitionne de démontrer combien le yoga sous toutes ses formes peut aider l’enfant dans ses apprentissages scolaires, l’aider à grandir sans souffrance parmi les connaissances intellectuelles et la connaissance de Soi!
Bien entendu, s’il améliore l’acuité visuelle, c’est avant tout un magnifique moyen, à la portée de tous même des plus jeunes, pour détecter notre ‘faculté’ à nous disperser alors que nous pensons être concentré, focalisé sur une tache ou un acte.
Après avoir porté un regard vivace sur la flamme, en la caressant du regard véritablement, jusqu’à pénétrer sa lumière, il faut fermer les yeux et soudain, dans sur l’écran noir de notre espace frontal, apparaît une image rémanente de la flamme, un ovale rouge et lumineux qui aura d’autant plus tendance à bouger, à s’échapper que notre mental et nos souffles sont agités.
Tout l’exercice vise alors, les yeux fermés, à maintenir la stabilité et la luminosité de cette image.
Seul un mental apaisé, une respiration contrôlée et une posture adaptée permettent de maintenir la concentration.
A force de réitération de cet exercice, le mental adopte ce réflexe de focus.
Bien que Tratakam puisse se pratiquer assis en tailleur, ou même sur une chaise, je préfère pour ma part adopter l’asana de Goraksha, le "triangle parfait".
Il s’agit d’une sorte de posture du lotus décroisée.
Le dos est droit, le menton un peu rentré vers la poitrine.
Les mains saisissent les pieds et on applique Moolhabandha, la contraction du périnée.
Quand les yeux se ferment vers l’espace intérieur, le souffle est un bhastrika lent: inspiration courte et abdominale, expiration lente avec suspension à poumons vides de quelques instants.
Il est très important de saisir les gros orteils en les enveloppant, ou en les crochetant, avec les pouces.
En effet, le corps étant parcouru par deux canaux énergétiques parallèles à l’axe vertébral, les nadis, une forte déperdition d’énergie a lieu à chaque instant dans les extrémités(nez, pouces, aisselles…), compensée par la mise en contact des 4 pouces qui sont comme les tiges ouvertes des nadis Ida (gauche/argent/féminité/lune/eau..) et Pingala (droite/or/virilité/soleil/feu…).
La séance peut se terminer par une posture de l’arc, dans laquelle la colonne vertébrale, fortement cambrée, invite le regard à fixer un point du mur légèrement en hauteur.
Les yeux posent là un regard intense, un regard de feu, alors que le souffle physiologique, contraint par un appui ventral, est suppléé par un souffle dorsal plus énergétique.
Les mains saisissent, aux choix, soit les chevilles…Soit les pieds en passant par l’intérieur, donnant aux bras des allures de cordes d’arc.
Jamais le yoga ne cherche la performance, ainsi l’intensité de la cambrure n’a aucune importance, ni d’ailleurs le temps de pose.
Ce qui est important, c’est l’introspection proprioceptive, la tenue mentale, du regard et des souffles.
Facile à pratiquer à l’école en séance d’E.P.S., Tratakam et l’arc sont des techniques excellentes pour développer la concentration y compris au milieu d’une séquence de maths ou de lecture, ouvrant la porte aux résurgences cognitives nécessaires à mobiliser les savoirs au bon moment!
Vive le yoga à l’école!!

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