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vendredi 30 septembre 2011

Le nouveau Fief: quelques infos...

par Oscar de Jarjayes



Chers Seigneurs,

vous n’êtes pas sans savoir que l’auteur du cultissime jeu Fief, P. Mouchebeuf, nous fera fin octobre l’honneur d’une visite à l’occasion des médiévales du jeu des 29 et 30 Octobre 2011.
C’est pour moi l’occasion de revenir sur les nouveautés (du moins celles qui ont filtré) que présentera la nouvelle version!



Fief et Fief 2
, c’est avant tout l’histoire d’une formidable aventure qui débuta en 1984, sous l’égide d’un auteur alors jeune et échevelé, qui publia chez le défunt International Team un principe ludique tout à fait novateur: développement, gestion, affrontement,diplomatie…

Réédité en 1989, Fief (devenu Fief 2)
présentera de notables variantes, même si celles des engins de siège ou du Pape furent refusées par la maison d’édition alors moribonde.
On y pouvait encore se faire élire évêque, prélever la dîme, déclarer des pestes ou des intempéries, on pouvait marier sa fille et arpenter les routes de Bourg à Tournus en s’abreuvant aux pressoirs et dévastant les moulins adverses.

Fief renaît donc de ses cendres, des cendres bien chaudes tant le jeu est resté dans les mémoires des quadragénaires qui faillirent jadis rater leurs études du fait de longues heures nocturnes à faire combattre Gauvin et à jouir ensuite de leur droit de cuissage.
C’est Asyncron, le dynamique éditeur du nord (qui eut la bonne idée de franciser Conflict of Heroes, voir mes articles sur ce blog).
Un design moderne, une durée de jeu revue à la baisse (deux heures mini), et des parties jouables à 3, voici pour les principales caractéristiques.

Le nouveau Fief proposera de nouveaux personnages, dont la très désirable Aliénor.
Ceci permet de saluer le travail graphique de Patrick Dallanegra, qui s’annonce superbe!
On n’aura plus besoin de consulter les fameuses tables de résultats, car l’essentiel des conflits se réglera aux dés, qui arborent fièrement un F calligraphié.
Comme avant, on lancera un certain nombre de dés en fonction de la puissance d’attaque de notre armée, menée par un leader.

Une autre innovation est que ces armées avanceront face cachée, et qu’elles seront composées de deux types de pions (les sergents de valeur 1 et les chevaliers de valeur 3).
Ainsi quand un chevalier mourra, on ne pourra pas faire "la monnaie" en l’échangeant contre des sergents.
D’autre part, les chevaliers, par une chevauchée, pourront libérer l’accès à un village bloqué par une simple troupe de sergents.
"Interaction" n’est pas un vain mot dans Fief. Comme le mentionne P. Mouchebeuf sur son blog: 

"Dans la version précédente les évêques n’étaient pas élus. On tirait une carte ÉVÊQUE de la pile des cartes ÉVÉNEMENTS et on l’attribuait au seigneur de sa famille à condition qu’il soit un homme et célibataire.

Maintenant les évêques sont élus. Chaque village contrôlé donne une voix, le chef-lieu de l’évêché donne 2 voix. Les anciens évêques disposent de 2 voix, les cardinaux de trois voix. On ne fait l’élection qu’une fois que tous les villages d’un évêché ont un propriétaire.

Pourquoi cette nouvelle règle ? J’avais deux objectifs. Renforcer l’interactivité entre les joueurs, une élection suppose en général une négociation, on ne contrôle pas seul tous les villages d’un évêché, il faudra donc se mettre d’accord avec les autres joueurs."

Rappelons que l’itinéraire pour devenir Pape est, comme dans la réalité, de passer par les stades d’évêque, puis de cardinal, pour accéder enfin au sacre suprême qui, à l’instar de celui de Roy, donne droit à un point de victoire.



L’auteur précise:

"Comment devient-on pape ? Comme depuis toujours… il faut être élu par les cardinaux !

Seul un ecclésiastique peut être élu pape et seuls les cardinaux sont électeurs. Si un chapeau de cardinal est à l’achat: 5 écus, les 3 autres cartes CARDINAL se trouvent dans le paquet des cartes PERSONNAGES, elles sont donc tirées au hasard. Rappel : seul un évêque peut devenir cardinal. Il suffit de 2 voix pour être élu pape."

Notons pour finir qu’il y aura deux pioches de cartes, dont une spécifique aux personnages: on pourra y tirer des postes de cardinaux (à l’achat), et on n’aura plus ainsi la certitude d’obtenir un nouveau seigneur!

Pour découvrir Fief et vous faire dédicacer votre boîte par son auteur, rendez-vous dans les Alpes, fin Octobre, sur les Hautes Terres d’Oscar!!

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