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samedi 22 octobre 2011

Cyrano: une envie de poeter ?

Par Oscar de Jarjayes 




Amis de Jarjayes, 

A vous qui n’êtes point hermétiques
Aux rimes qui fort élégamment sonnent,
Je me vais présenter cette perle ludique
Qui Cyrano se nomme.


Je ne suis en général pas fan des production de Repos, les Belgo-Mexicains.
Cash’n guns ou Ghost stories ne m’ont pas vraiment bouleversé, 7 Wonders m’a laissé de marbre…
Je préfère quand l’éditeur propose des jeux moins ambitieux, et Cyrano en fait partie.
Certes, le matériel laisse encore une fois à désirer: présentoir de rimes de piètre convenance, cartes multilingues bien peu esthétiques…
Mais faisant fi de ces considérations, je préfèrerai m’attarder sur les illustrations bucoliques de Piérô, plutôt réussies cette fois, ainsi que sur une mécanique de jeu convenue mais efficace.

Les joueurs-auteurs vont se voir imposer deux rimes finales et un thème afin de composer une poésie de 4 vers qui sera évalué par les pairs.
Ne nous cachons pas la réalité: ce jeu est connu depuis des lustres dans les écoles primaires où de pauvres enseignants tentent de sensibiliser leurs élèves aux douceur du noble art de la rime.
La famille Maublanc n’aura donc rien inventé, excepté l’idée de proposer aux adultes de s’adonner à la virtuosité poétique, ce qui confirme bien souvent la perversité latente des joueurs de plus de 18 ans! 


Pour preuve, voici ce que l’on trouva écrit sur les fiches d’une partie d’été: 

» J’étais chez le boucher
Où je faisais la tête,
Il a voulu me toucher:
J’ai dit ‘chouette’! » 

Cruels aveux, pauvres Cyrano, Verlaine et Baudelaire!
Vous l’aurez compris: jeu d’ambiance avant tout, Cyrano n’est pas fait pour les hardcore gamers, et l’on s’y moque bien du score, matérialisé par l’ascension de Cyrano sur la tour illustrée des fiches d’expression.
Amusant, léger et très second degré: je vous conseille ce joli petit jeu! 

Cyrano, d’Edmond Rostand 

Cyrano de Bergerac est la plus célèbre pièce de théâtre d’Edmond Rostand, librement inspirée d’un personnage réel, Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655), et l’une des plus célèbres pièces du théâtre français. Elle a été écrite à Paris en 1897 et jouée pour la première fois le 27 décembre de la même année à Paris.
Cyrano, avec son chapeau, son masque, sa cape et son épée, ses rodomontades, a tous les ingrédients qui peuvent faire de lui un héros de la Commedia dell’arte. Cyrano, dans la scène du duel, se réfère au personnage de Scaramouche. On peut y voir des analogies avec Scapin ou le Capitan. Nombreux sont les critiques qui évoquent, à son sujet, ce personnage de Matamore mais qui démontrent par ailleurs qu’il n’est pas que cela.
Cyrano prononce environ 1 600 vers dans la pièce. Tour à tour chroniqueur (la gazette), pasticheur (la ballade du duel), séducteur (scène du balcon), captiveur (le voyage sur la lune), envoûteur (la scène du fifre);
Bien que présentant les signes d’une homosexualité inavouée, Cyrano est amoureux de Roxane qui est décrite comme belle et précieuse, admiratrice de d’Urfé et lectrice de la carte de Tendre. Pour créer son personnage, Edmond Rostand s’est inspiré de deux femmes du XVIIe siècle. Madeleine Robineau, cousine de Savinien Cyrano de Bergerac, épouse de Christophe Champagne, baron de Neuvillette qui devint veuve après le siège d’Arras, femme d’une grande piété qui chercha à faire revenir son cousin au sein de l’Église et Marie Robineau, précieuse, amie de Madeleine de Scudéry, connue sous le nom de Roxane, personnage inconsistant, inaccessible, dont l’unique rôle serait d’écouter

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