par Lord de Lavie
Derrière les nuages, denses et menaçants,
Rode un chasseur silencieux, aux dents acérées, blancs.
Un requin des cieux, maître des airs troubles,
Dont l'ombre immense plane, sur les routes et les doubles.
Il fend l'air épais, tel un navire fantôme,
Observant le monde d'un œil froid, monochrome.
Ses nageoires, immenses voiles déchirées,
Tracent des sillons dans la vapeur éthérée.
Il guette sa proie, invisible et patient,
Un éclair de foudre, un prédateur ardent.
La terre, ignorant le danger qui la surplombe,
Poursuit sa course folle, dans un ballet qui sombre.
Mais le requin veille, tapi dans l'obscurité,
Prêt à fondre sur le monde, avec une cruauté.
Alors que le vent siffle et que la pluie s'abat,
Le requin des nuages prépare son combat.
Dans ce ciel de plomb, il règne sans partage,
Seul maître à bord de ce voyage sauvage.

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