par Oscar de Jarjayes
Quel que soit le thème, leurs jeux se caractérisent souvent par une recherche de réalisme qui néanmoins ne pousse pas jusqu’à la simulation.
Si leurs premiers titres étaient très fortement influencés par le jeu de rôle et l’univers Heroic Fantasy marqué du sceau de Larry Elmore, le label a évolué depuis vers une disparité propre à satisfaire un vaste panel de joueurs.
Les habitués de Columbia Games savent à quoi s’attendre lorsqu’ils ôtent le blister d’une boîte neuve: des dizaines de blocs de bois peint sur lesquels il faudra coller de petits stickers montrant le type d’unité, ainsi que ses ‘points de vie restants’, la valeur de son impact au combat (nombre de dés à lancer/ Valeur minimale de touche), une carte de jeu en carton dépliable et parfois géomorphique, et souvent quelques cartes de commandement ou d’événement.
Pas de plateau de jeu à proprement parler, les cartes souples étant l’apange du label. On notera une évolution vers moins de géomorphisme et une disparition progressive des hexagones au profit de cartes plus libres, zonées par cités, par comtés, et au graphisme de plus en plus inspiré, comme en témoigne le récent
"Richard III ".
Mais Columbia Games se démarque essentiellement par sa mécanique dite du ‘Brouillard de guerre’- en référence à ce système de dévoilement progressif des territoires, si fréquent dans les wargames vidéo-.
Ici, les unités adverses se meuvent, se déplacent, se combinent; dans des manœuvres dont le secret absolu ne sera dévoilé que lors des batailles.
A l’instar de ce qui se fait, plus primitivement, dans Stratégo, on ne sera donc jamais certains des forces en présence dans le camp d’en face, jusqu’à ce que l’affrontement soit déclaré.
Ce système perd un peu de sa saveur dans des jeux très scénarisés tels que "Athens vs Sparta" ou "Richard III", il est d’autant plus redoutable d’efficacité que le placement original est libre ("Wizard Kings II").
(Cliquez sur l’image ci-contre pour accéder à l’éditeur)
Les titres phares.
Ici à la ludothèque de Jarjayes nous possédons les titres suivants:
* Wizards Kings II, l’un des plus anciens, aux cartes géomorphiques et aux règles confuses.
Mais un jeu plein d’inventivité et de bonne humeur, qui n’est pas sans rappeler l’ancêtre "Fantasy General" qui tournait admirablement bien sur les premiers Pentium!
* Athens vs Sparta est plus complexe, plus contraint et le réalisme historique y fait se succéder des alliances et des révoltes que le profane aura du mal à intégrer… ce qui est dommageable car ces événements ont une forte influence sur l’issue de la partie.
* Hammer of the Scots, évoque les guerres entres Ecossais et Britanniques, avec un souffle épique à la "BraveHeart"! Plutôt simple d’approche, il faudra compter de 2 à 3 heures de combats tendus et mémorables pour un jeu qui ne l’est pas moins.
* Richard III, la guerre des Roses, les Plantagenêts, que de rêveries romantiques et brutales à l’évocation de ce dernier opus en date de chez columbia! Une carte parsemée de blasons, des blocs aux stickers enluminés pour un jeu tout à fait asymétrique et violent où l’on pratiquera l’art de la chasse à la tête couronnée! Vraiment très beau et très bon!
Autres titres.
* Crusader Rex a été conçu par les auteurs du fameux Hammer of the Scots, mais cette quête des lieux Saints semble souffrir d’une longueur excessive qui en devient dissuasive.
* Rommel in the Desert, fut un énorme succès. Je ne le connais pas autrement que par sa réputation, n’étant pas très porté sur les conflits modernes.




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