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mardi 13 juillet 2010

Jaipur: coup de coeur à Jarjayes!


par Astrasah

Messeigneurs, 
je serai direct avec vous, franc, clair et sans détour: Jaipur, jeu de S.Pauchon chez GameWorks, est le coup de cœur de l'été, voire de l'année, ici dans nos chères Hautes-Alpes!
Quels sont les facteurs qui font de ce petit jeu de cartes pour deux un hit absolu de la ludo de Jarjayes?
C'est ce que nous allons essayer d'analyser ci-après!


Avant tout, le format ultra ergonomique en fait un jeu idéal pour être transporté, sans renoncer à une qualité d'illustration épatante signée Alexandre Roche, et que dire du rangement des cartes en alcôve Cachemirienne d'un rose voluptueux?!
Mais surtout, c'est la richesse stratégique que cache ce jeu de cartes simples, pour ne pas dire évidentes, qui en fait un incontournable.

Le but est de remporter, un peu comme au tennis, deux des trois manches matérialisées par les jetons de marchands que voici.
Pour cela, il faudra être assez futé pour récupérer des collections de cartes (cuir, argent, épices, or...) et les revendre au moment opportun afin d'en collecter les jetons, validant ainsi des points de victoire.
Assez classique pensez-vous mes Amis?
Pas tant que ça car ce jeu regorge de subtilités:
-  Les matières revendues n'ont pas la même valeur, évidemment.
- Les premiers vendeurs seront les mieux servis (ils récupèrent des jetons de plus grande valeur).
- On récupère autant de jetons que de cartes vendues, et, de plus, on gagne des bonus (aléatoires et gardés secrets, mais proportionnels au nombre de cartes défaussées) à partir de vente de 3 cartes at jusqu'à 5...mais on ne peut garder que 7 cartes en main...
- Les chameaux n'ont pas de valeur intrinsèque mais donnent 5 points au majoritaire en fin de manche, et servent à récupérer plus d'une carte à son tour de jeu, en évitant de défausser des cartes de sa main.
- On peut décider de provoquer la fin de manche en épuisant les 3 piles de jetons...
- Il y a plusieurs manières de récupérer des cartes: une par une à chaque tour - sans défausser de sa main -, plusieurs d'un coup - en rendant autant de cartes de sa main ou de chameaux de son enclos -, tous les chameaux d'un coup - en réalimentant par la pioche -...

La réflexion est à son apogée lorsqu'il s'agit de récupérer des cartes soit pour améliorer une collection, soit pour en priver l'adversaire qui affiche sa détermination à vendre une grosse quantité d'une denrée donnée.
Le seul point un peu contraignant (il faut bien que je tempère un peu mon enthousiasme!) est le comptage des points en fin de manche. C'est un peu fastidieux et les scores serrés demandent vérification et recomptage.
Mais j'avoue, je chipote, et ce léger défaut (?) ne justifie pas de se priver de ce véritable bijou ludique que nous offre M. Pauchon... surtout au modique prix où il est proposé! 

Et maintenant, venez visiter Jaipur, la mythique cité des Rêves Roses du Rajasthan.


Histoire de Jaipur

Construite en 1727 et capitale du Rajasthan, Jaipur est l'une des villes les plus plaisantes et les plus vivantes de l'Inde. Envahie de l'aube à la nuit par des milliers de rickshaws, c'est une ville rude, mais romantique, où les femmes, à l'allure fière, portent des bijoux en argent et des vêtements aux couleurs vives, et où les hommes, à la tête surmontée de splendides turbans portent encore le pagne qui leur enserre les genoux. Jaipur est aussi un mélange d'exotisme et de modernité, où l'architecture est une élégante synthèse de style Moghol et Rajput, complétée d'une touche britannique lorsqu'elle fut conquise par les Anglais.

Fort d'Amber
Jaipur tire son nom de son fondateur Jai Singh II. Alors qu'après la mort d'Aurengzeb, l'empire moghol déclinait, Sawai Jai Singh II exerçait une grande influence sur les territoires d'Amber et en 1725 il promulgue la construction, en bas de la colline Nahargarh, d'une nouvelle ville, noyau de la future Jaipur dont la construction commencera en 1727. Pour organiser routes et édifices, son architecte, qui venait du Bengale, élabore un plan en quadrillage qui divisait la ville en 9 carrés. Cette configuration originale est conforme aux préceptes architecturaux de l'époque védique et répond à des considérations astronomiques où chaque quartier correspond à une planète de l'astrologie indienne. En effet Jai Singh II était féru d'astronomie et de mathématiques et le Jantar Mantar (l'observatoire) qu'il fait édifier témoigne de cette passion.
Puis c'est Ram Singh II, éduqué par un major anglais et nourri d'idées progressives et libérales, qui va faire sortir Jaipur de l'ère médiévale en apportant le chemin de fer, la poste, le télégraphe et l'éclairage au gaz. Il construit des écoles, des hôpitaux, l’Albert Hall et le Rambagh Palace. C’est aussi lui qui, en 1876, fait repeindre toute la ville en rose lors de la visite du prince de Gales à Jaipur, d’où son surnom actuel de « ville rose ».



Le City Palace (ou Chandra Mahal).


Chandra Mahal
Le City Palace est une grande structure de 7 étages dont certaines parties sont utilisées par l’actuel maharaja et sa famille et fermées au public. Le reste, ouvert aux visiteurs, abrite un musée, des salles d’audience et des cours aux portes richement décorées. Ici sont exposées les 2 énormes jarres d’argent que Madho Singh II transporta à londres en 1901, remplies d’eau sacrée du Gange (elles pèseraient 2500 kg et contiendraient 8000 litres). Il faut visiter aussi le musée du Diwan-i-Aam où sont exposées des peintures miniatures du Rajasthan et des livres rares enluminés.



Le Palais des Vents (ou Hawa Mahal). 

Hawa Mahal
Bien que situé à l’écart, peu de gens savent qu’il fait partie du City palace. Construit en 1799 par Sawai Prapap Singh, le palais des vents a uniquement l’apparence d’une façade de grès rose. Il s’agit en fait d’un palais du zenana (l’équivalent hindou du harem) destiné aux femmes de la cour, qui, des petites fenêtres treillagées finement sculptées, pouvaient regarder le spectacle de la rue sans crainte d’être vues. Qualifié de folie baroque c’est le plus romantique et le plus délicat des édifices de Jaipur. La beauté du Hawa Mahal vient de sa façade à 5 étages, ornée de 61 loggias aérées, en pierre ajourée, et ciselée de 953 niches qui semblent se multiplier pour former un ensemble à la symétrie parfaite. Il doit son nom de palais des vents à la brise rafraîchissante qui circulait par ses ouvertures.

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