Messeigneurs,
je serai direct avec vous, franc, clair et sans détour: Jaipur, jeu de S.Pauchon chez GameWorks, est le coup de cœur de l'été, voire de l'année, ici dans nos chères Hautes-Alpes!
Quels sont les facteurs qui font de ce petit jeu de cartes pour deux un hit absolu de la ludo de Jarjayes?
C'est ce que nous allons essayer d'analyser ci-après!
Avant tout, le format ultra ergonomique en fait un jeu idéal pour être transporté, sans renoncer à une qualité d'illustration épatante signée Alexandre Roche, et que dire du rangement des cartes en alcôve Cachemirienne d'un rose voluptueux?!
Mais surtout, c'est la richesse stratégique que cache ce jeu de cartes simples, pour ne pas dire évidentes, qui en fait un incontournable.
Pour cela, il faudra être assez futé pour récupérer des collections de cartes (cuir, argent, épices, or...) et les revendre au moment opportun afin d'en collecter les jetons, validant ainsi des points de victoire.
Assez classique pensez-vous mes Amis?
Pas tant que ça car ce jeu regorge de subtilités:
- Les matières revendues n'ont pas la même valeur, évidemment.
- Les premiers vendeurs seront les mieux servis (ils récupèrent des jetons de plus grande valeur).
- On récupère autant de jetons que de cartes vendues, et, de plus, on gagne des bonus (aléatoires et gardés secrets, mais proportionnels au nombre de cartes défaussées) à partir de vente de 3 cartes at jusqu'à 5...mais on ne peut garder que 7 cartes en main...
- Les chameaux n'ont pas de valeur intrinsèque mais donnent 5 points au majoritaire en fin de manche, et servent à récupérer plus d'une carte à son tour de jeu, en évitant de défausser des cartes de sa main.
- On peut décider de provoquer la fin de manche en épuisant les 3 piles de jetons...
- Il y a plusieurs manières de récupérer des cartes: une par une à chaque tour - sans défausser de sa main -, plusieurs d'un coup - en rendant autant de cartes de sa main ou de chameaux de son enclos -, tous les chameaux d'un coup - en réalimentant par la pioche -...
Le seul point un peu contraignant (il faut bien que je tempère un peu mon enthousiasme!) est le comptage des points en fin de manche. C'est un peu fastidieux et les scores serrés demandent vérification et recomptage.
Mais j'avoue, je chipote, et ce léger défaut (?) ne justifie pas de se priver de ce véritable bijou ludique que nous offre M. Pauchon... surtout au modique prix où il est proposé!
Et maintenant, venez visiter Jaipur, la mythique cité des Rêves Roses du Rajasthan.
Histoire de Jaipur
Construite en 1727 et capitale du Rajasthan, Jaipur est l'une des villes les plus plaisantes et les plus vivantes de l'Inde. Envahie de l'aube à la nuit par des milliers de rickshaws, c'est une ville rude, mais romantique, où les femmes, à l'allure fière, portent des bijoux en argent et des vêtements aux couleurs vives, et où les hommes, à la tête surmontée de splendides turbans portent encore le pagne qui leur enserre les genoux. Jaipur est aussi un mélange d'exotisme et de modernité, où l'architecture est une élégante synthèse de style Moghol et Rajput, complétée d'une touche britannique lorsqu'elle fut conquise par les Anglais.
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| Fort d'Amber |
Puis c'est Ram Singh II, éduqué par un major anglais et nourri d'idées progressives et libérales, qui va faire sortir Jaipur de l'ère médiévale en apportant le chemin de fer, la poste, le télégraphe et l'éclairage au gaz. Il construit des écoles, des hôpitaux, l’Albert Hall et le Rambagh Palace. C’est aussi lui qui, en 1876, fait repeindre toute la ville en rose lors de la visite du prince de Gales à Jaipur, d’où son surnom actuel de « ville rose ».
Le City Palace (ou Chandra Mahal).
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| Chandra Mahal |
Le Palais des Vents (ou Hawa Mahal).
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| Hawa Mahal |



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