jeudi 10 mars 2011

Ystari mag: premier numéro.

par Oscar de Jarjayes


Chers Seigneurs,

l’initiative de publier un magazine semble avoir émergé en même temps chez plusieurs éditeurs de poids et il n’était pas difficile cette année à Cannes de trouver sur les tables de jeux divers fanzines aux couleurs des labels exposants.
Aujourd’hui nous allons jeter un coup d’œil à celui d’Ystari, managé par Cyril Demaegd et nous reviendrons sous peu sur celui que proposait Edge.

Les magazines d’éditeur sont-ils une vraie bonne idée?

Après un éditorial prudent de Cyril, le premier opus d’Ystari mag flatte par la qualité de sa mise en page.

On y trouve la confirmation que l’éditeur Français s’affaire à retraduire et à actualiser le mythique Détective conseil des années ‘80, et qu’Emmanuele Ornella va proposer un jeu de cartes évolutif sur le thème du Magicien d’Oz.
Mais la majeure partie de la revue est bien entendu dédiée au futur titre-phare d’Ystari, Olympos, dont seul le nom me procure quelque réticence…

Car pour le reste, le nouveau Keyaerts (Smallworld/Vinci, Evo..) promet d’être très attractif, voire fameux.
La table toujours pleine de Cannes était très révélatrice…

Olympos s’exhibe donc dans la revue, et la planche centrale d’illustration des cartes confirme ce qu’Internet montrait déjà il y a un mois: un travail remarquable d’Arnaud Demaegd, jusqu’à la bistouquette électrique de Poséidon qui a déjà été tant décriée par les puritains d’Outre Atlantique.
P. Keyaerts est interviewé page 8, et un rappel historique retrace juste après l’histoire mythique des Atlantes.
Comme toujours, Grunt nous gratifie d’une analyse stratégique très poussée et sûrement pertinente, mais dont la profondeur m’échappe, ne connaissant pas encore le jeu.

J’ai bien aimé le passage consacré à l’histoire d’Ystari, les galères, le recul qu’apportent désormais les concepteurs d‘Ys à leurs créations originelles.

Tout ceci fleure un peu le nombrilisme, certes, mais le lecteur est doucement invité à pénétrer l’univers d’un éditeur et cela est assez rare et bien amené pour être appréciable.

 Associé à la gratuité de l’offre, il faudra noter le geste d’Ystari qui propose de petits goodies sous forme de cartes pour amener des variantes à Mousquetaires du Roy (autre jeu analysé par Grunt) et à Métropolys.

Pour ma part je considère que les jeux d’Ystari sont de ceux qui perdurent le plus dans ce monde ludique aux sorties effrénées, et qu’il existe un vrai suivi, voire un amour certain, de l’éditeur pour ses productions.
Menée par une plume indolente et légère, cette revue qui évite l’écueil du catalogue déguisé, est une belle découverte de Cannes, en marge des jeux.
A quand la prochaine?

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