par Lord de Lavie
Voile de pourpre,
L'âme des bois chuchote fort,
Deux mondes s'unissent.
Le crépuscule n'est pas la nuit, mais il n'est plus le jour. Il incarne la transition, le cycle inexorable de la mort à la renaissance, de la dissolution à la régénération, qui rythmait leur vision du temps. Rappelons que dans la tradition celte, le jour ne commençait pas à l'aube, mais au coucher du soleil (la fameuse formule « un jour et une nuit »). C'est pourquoi les grandes fêtes, comme la terrifiante et sacrée Samain (l'ancêtre d'Halloween) (Les articles de notre très chère Dame Sélénia sont à relire : La nuit de Samain: nouvel an celtique ou Quels jeux pour une soirée d'Halloween réussie?), débutaient solennellement au crépuscule, ce prélude à la nuit qui ouvrait un nouveau cycle de l'année.
En contemplant le soleil s'éteindre derrière l'horizon, comme sur ces clichés aux ciels irisés et profonds, nous rejoignons sans le savoir la perception des Celtes. Ils y voyaient l'itinéraire du dieu Lug, figure associée à la lumière et au passage, accompagnant les âmes dans l'Au-delà, dans ce cheminement entre l'ombre et l'éclat.
Ce moment crépusculaire, où la lumière se fait douce et le monde devient silence, nous invite à la méditation et à l'écoute de cet entre-deux spirituel. Il est le rappel poétique que toute fin contient en elle la promesse d'un nouveau commencement.
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| Au 45ème parallèle |


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